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Premières impressions du monde boursier

Je ne connais aucun adolescent ni même un étudiant qui envisage sérieusement une carrière professionnelle dans le trading boursier. Et je ne faisais dans ma jeunesse pas exception à la règle. Je suis né à Strasbourg en 1978 dans une famille qui n’avait aucune affinité avec le monde de la finance. Bien au contraire : La bourse était perçue comme un terrain de jeu dangereux réservé aux spéculateurs. Avec mon BAC en poche, mon intérêt se portait exclusivement sur les avions et les fusées.

Des années d’apprentissage

À 23 ans (en 2001) je suis entré dans l’industrie aéronautique et j’ai commencé ma carrière d’ingénieur chez Airbus à Hambourg. C’est là que j’ai obtenu, par hasard et de façon presque anecdotique, quelques premières impressions du monde de la bourse. Deux de mes collègues directs parlaient sans cesse de leurs actions, des événements boursiers et spéculaient de vive voix sur le développement du DAX, le principal indice boursier allemand. Au début je n’y comprenais strictement rien et cela n’avait rien à voir avec le fait que l’allemand était pour moi une langue étrangère. Mais l’enthousiasme manifeste de mes collègues suscita mon intérêt. Et petit à petit cet enthousiasme devint contagieux.

Je décidai alors d’en savoir plus sur ce sujet apparemment passionnant et, encore un peu engoncé dans le mode étudiant, j’ai commencé par lire beaucoup de livres, au début des ouvrages généraux sur les actions et sur le fonctionnement des marchés boursiers. Un jour, je suis tombé sur un ouvrage qui développait une stratégie pour devenir financièrement libre avec l’aide d’investissements dans des actions. J’étais fasciné par la possibilité de faire fortune grâce à une certaine affinité pour les chiffres et un plan mathématique solide (pensez aux « intérêts composés »). À partir de ce moment, je savais que la bourse serait mon passe-temps numéro 1. Ce que je ne savais pas à l’époque, cependant, c’est qu’une affinité pour les mathématiques ne serait en aucun cas suffisante pour réussir en bourse

Les premiers trades, les premières leçons et la recherche du Saint Graal

Bientôt, ma première action trouva sa place dans mon compte-titres (une compagnie d’assurance allemande). Après quelques mois seulement, je commençai à négocier mes premiers warrants. Et « malheureusement » j’avais du succès. J’écris consciemment « malheureusement », car j’imaginais alors, grâce à ces premiers profits rapides, que j’avais déjà tout compris de la bourse. Bien sûr, ce n’était pas le cas et les premières amères déceptions ne tardèrent pas.

J’ai subi mes premières pertes, mais j’ai persisté et j’ai trempé dans presque tout ce que la bourse avait à offrir : actions, warrants, fonds, dérivés, CFD (Contracts for Difference) …

J’ai passé des heures et des heures à analyser des indicateurs. J’ai énormément appris et rétrospectivement, le temps passé dans cette formation autodidacte fut très utile.

Le choix des options

Il n’y avait qu’un seul type d’instrument boursier que je n’avais pas encore considéré à l’époque : les options. Quelques années ont dû s’écouler avant que je comprenne que les options constitueraient un jour environ 95% de mon trading boursier. Un événement décisif a été nécessaire pour cela, qui s’est produit en 2006.

En 2006, Airbus annonça un retard important des premières livraisons de l’A380. Le titre chuta d’environ 35% en quelques jours. J’avais un nombre important d’actions Airbus dans mon compte-titres et je n’ai pas vu venir ce désastre. Ce moment a été crucial, car j’en ai tiré la conclusion suivante : « Je travaille 10 heures par jour pour une entreprise dont je n’ai pas pu anticiper le cours de l’action. Comment me serait-il alors possible d’évaluer correctement le cours des actions d’autres sociétés ?! »

À ce stade, je décidai de rechercher des stratégies boursières qui me permettraient d’amortir une telle chute des cours. Je me mis à la quête du « Saint Graal » : un instrument boursier qui générerait des profits dans n’importe quelle tendance du marché, qu’elle soit à la hausse, à la baisse ou stagnante.

Qu est ce qu une option - Savoir trader options

Le meilleur produit boursier du monde : les options

Après des recherches approfondies, j’ai découvert les options et les grandes opportunités que ces produits de trading avaient à offrir.

Au début, j’ai apprécié le fait que les options ne soient émises par aucune banque (contrairement aux warrants, par exemple). Cela élimine le risque de l’émetteur, qui désigne le risque de perte de valeur de titres suite à la défaillance d’une banque par exemple. Un risque qui ne devait pas être pris à la légère depuis la faillite de Lehmann Brothers quelques années plus tard.

Je me suis vite rendu compte que de nombreux spéculateurs achetaient des options (put ou call) afin de tirer parti de la baisse ou de la hausse des cours des actions. Mais ce n’était pas mon objectif. Je voulais négocier les options de manière à ce qu’elles m’apportent un revenu permanent, quelle que soit la direction du marché. Et j’étais enthousiasmé par les possibilités qui s’offraient à moi. Il était possible de combiner des options entre elles pour construire toutes sortes de stratégies. Au lieu d’acheter une seule option, je pouvais en acheter plusieurs et en vendre d’autres en même temps en une seule transaction !

Petit à petit, je suis devenu un « vendeur à découvert » ou « émetteur » d’options, un concept que je ne connaissais même pas avant 2006.

L’émission d’options : Les statistiques en faveur du vendeur

Le principe de l’émission d’options est très simple, même s’il conduit parfois à une sorte de « blocage » pour les débutants en bourse, que je vais expliquer et résoudre dans un instant.

Commençons par une analogie. Vous possédez une voiture et vous l’assurez. Pour cela, vous payez chaque année une prime à votre compagnie d’assurance. Si vous n’avez pas d’accident, la compagnie d’assurance ne paie rien, mais conserve la prime. Si un accident survient et que les conditions d’assurance sont remplies, vous recevrez un certain montant de votre compagnie d’assurance, qui dans certains cas peut être nettement supérieur à la prime que vous avez payée.

Le modèle économique de la compagnie d’assurance est rentable. Pourquoi ? Parce que les chances et les statistiques sont clairement du côté de la compagnie d’assurance. La compagnie d’assurance devra certes payer de fortes sommes de temps à autre, mais dans la majorité des cas, aucun accident ne se produira et la compagnie encaissera la prime sans autres obligations.

Le fonctionnement résumé

L’émission d’options fonctionne de façon similaire. Les acheteurs d’options sont ceux qui paient la prime. Ils spéculent de manière générale qu’une action (ou un autre titre) augmentera ou baissera brusquement dans un laps de temps limité afin de pouvoir revendre l’option (call ou put) à un prix plus élevé. Ils peuvent également faire usage de leur droit et exercer leurs options pour acheter une action à un cours plus bas ou la vendre à un cours plus élevé que le cours actuel.

Si le cours de l’action évolue de manière exceptionnellement dynamique, ce trade procurera à l’acheteur un multiple de la prime qu’il a payée. Les vendeurs d’options sont les émetteurs et jouent pratiquement le rôle de la compagnie d’assurance. Ils perçoivent la prime, mais devront peut-être vendre les actions à bas prix ou les acheter à un prix élevé si les acheteurs d’options font usage de leurs droits.

Si le cours de l’action n’évolue pas, pas suffisamment, pas assez vite ou pas dans la bonne direction, les acheteurs d’options perdront leur prime dans son intégralité… au profit du vendeur d’options. De quel côté souhaiteriez-vous être ? Du côté de celui qui paye la prime ou du côté de la compagnie d’assurance ?

Dans le trading d’options, les chances de succès sont du côté de l’émetteur. Étant donné que le cours d’une action doit évoluer vite et dans le sens de l’acheteur d’options, le passage du temps joue contre l’acheteur.

Le vendeur d’options, l’émetteur, profite, lui, du passage du temps, à l’image de la compagnie d’assurance : Chaque jour qui passe sans que la voiture de l’assuré ne tombe en panne est une source de profit pour l’entreprise. La probabilité que la prime soit retenue dans son intégralité par l’émetteur est très élevée.

Comprendre à l’aide d’un exemple

En utilisant un exemple concret, nous pouvons comparer de façon plus visuelle les chances de succès d’un acheteur d’options et celles d’un vendeur d’options (émetteur).

Considérons sur le graphique ci-dessous le cours de l’action Coca-Cola depuis novembre 2020. Le 6 mai 2021 le cours de l’action était de 54,54$. Un investisseur qui souhaite spéculer à la hausse, décide d’acheter une option call avec un prix d’exercice (Strike) de 57$ et une échéance au 17 septembre 2021. Il paye environ 100$ pour l’achat d’une option.

Un autre investisseur, également d’opinion favorable sur l’action Coca-Cola, décide de vendre à découvert une option put. Il « émet » une option put avec un prix d’exercice de 50$ et une échéance au 17 septembre 2021. Il encaisse une prime d’environ 100$ pour la vente d’une option.

2 Trades misant sur un développement favorable de l’action Coca-Cola :

L’acheteur de l’option call ne réalisera des gains que si l’action Coca-Cola grimpe, et idéalement de façon rapide. S’il conserve son option call dans son compte-titres jusqu’à l’échéance du 17 septembre 2021, il faudra que le cours de l’action note au-dessus de 58$, pour que l’acheteur réalise un profit. Ce cours est le « breakeven » de l’option call (scénario avec la flèche rouge). Le vendeur de l’option put quant à lui, réalisera un profit (certes limité à la prime de 100$), peu importe l’évolution du cours de l’action. Seule condition : Le cours de l’action doit à échéance être supérieur à 49$. Les scénarios de gains pour le vendeur sont illustrés par les flèches vertes.

Les scénarios dans lesquels le vendeur de l’option put réalise un profit sont plus nombreux que les scénarios dans lesquels l’acheteur de l’option call est couronné de succès.

La probabilité de succès des stratégies basées sur la vente d’options est généralement plus élevée que le simple achat d’options.

Le « blocage » psychologique dans ce type de trading, auquel beaucoup d’investisseurs sont confrontés et que j’ai mentionné plus tôt, provient du fait qu’il est intuitivement inconcevable pour un investisseur de vendre quelque chose qu’il ne possède pas. L’analogie avec la compagnie d’assurance devrait vous aider à surmonter ce paradoxe.

Dans l’exemple ci-dessus, le pire scénario qui puisse se produire pour le vendeur de l’option put, au cas où le cours de l’action serait en-dessous de 50$ à échéance, est l’exercice de l’option : Le vendeur se retrouverait contraint d’acheter 100 actions Coca-Cola pour 50$. La prime de 100$ lui reste cependant acquise, ce qui revient à acheter l’action à un cours moyen de 49$ soit 100 actions pour 4.900$ au total. Cet exercice est automatique à l’échéance mais peut être évité en « roulant » l’option put (une technique qui sera présentée dans un article ultérieur).

Les aspects psychologiques du trading boursier

Surmonter les « blocages » et les obstacles émotionnels dans les opérations boursières est décisif pour le succès à long terme d’un trader. Pendant longtemps, je ne me suis intéressé qu’aux stratégies, aux indicateurs et aux aspects mathématiques du trading. Toute publication ou article sur internet sur la psychologie du trading m’ennuyait et me paraissait inutile.

Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé que les erreurs que je commettais encore dans mon trading résultaient souvent du fait que mes émotions induisaient ces erreurs. Quand j’ai finalement compris que le contrôle de mes émotions était le b.a.-ba du trading boursier, j’ai commencé à considérablement améliorer mes résultats. Toutes les formidables combinaisons d’options sont inutiles sans le contrôle de la peur et de la cupidité.

Comprendre le taux de réussite

Le taux de réussite d’une stratégie de trading joue, dans le contrôle des émotions, un rôle primordial. Si vous appliquez une stratégie avec un taux de réussite de l’ordre de 50% (1 trade sur 2 est gagnant), il est possible d’obtenir un bilan positif. Mais avec un tel taux de réussite, vous serez incontestablement confronté de temps en temps à une série de pertes. De telles stratégies, avec des trades perdants consécutifs, sont très difficiles à appliquer sur le plan psychologique. Des doutes sur la stratégie finissent toujours par surgir. Vous essayerez d’optimiser la stratégie, avec pour résultat probable d’empirer les choses.

Des taux de réussite élevés de plus de 80% (80 trades gagnants sur 100) donnent au trader plus de tranquillité d’esprit et plus de confiance. Les stratégies de ventes d’options permettent d’atteindre un tel taux de réussite. Les bénéfices, limités en général aux primes encaissées, ne sont certes pas exorbitants. Mais ils sont plus sûrs et affluent plus régulièrement. Sur le long terme, la vente d’options est l’approche la plus prometteuse : réaliser des profits permanents, réguliers et gérables au lieu de miser sur le grand coup, dont la probabilité de succès est faible.

Du loisir au métier

Au fil des années j’ai poursuivi ma formation autodidacte au trading d’options. Mon regard s’est vite porté sur les Etats-Unis. Les États-Unis restent une référence en matière de trading d’options. Bien sûr, comme partout, il est important de séparer le bon grain de l’ivraie. J’ai eu la chance de faire la connaissance de très bons traders auprès desquels j’ai beaucoup appris. Je voudrais mentionner Tom Sosnoff, qui redouble d’efforts pour vulgariser le trading d’options aux Etats-Unis, et que j’ai pu rencontrer dans sa société à Chicago. Lui et son équipe sont des sommités dans le domaine de l’émission d’options.

J’ai investi des milliers d’heures à étudier et à négocier des options. Il est arrivé un moment où 95% de mon portefeuille se composait uniquement d’options. Ce qui est également remarquable avec ce type de produits, c’est que vous pouvez investir dans tout ce que vous voulez : actions, indices, matières premières, devises, etc. Vous pouvez utiliser les options pour idéalement diversifier un portefeuille sans avoir à recourir nécessairement à d’autres investissements.

Le développement de stratégies

En 2014, j’avais terminé d’élaborer mes propres stratégies qui se sont, au fil des années, avérées rentables. À l’aide de combinaisons d’options, j’ai pu négocier les marchés boursiers de telle sorte que les bénéfices souhaités affluent, quelle que soit la direction du titre sous-jacent (action ou indice). C’était l’objectif que je m’étais fixé en 2006.

Bien sûr, il y a eu des revers en cours de route. Et il y en a encore de temps en temps. Les marchés boursiers ne sont pas une science. Il ne sera jamais possible de garder tous les paramètres sous contrôle. Parfois, quelque chose d’inattendu et une erreur se produisent. Mais je sais qu’avec mon approche en tant qu’émetteur d’options, les statistiques et les chances de gagner sont de mon côté sur le long terme.

Fin 2014, j’ai eu l’idée de commercialiser mes stratégies à la Bourse de Hambourg. C’est ainsi que je suis entré en contact avec une maison d’édition allemande. Peu de temps après, je suis devenu rédacteur en chef et analyste pour cet éditeur. Depuis bientôt 7 ans, je publie et je partage mes stratégies avec des centaines de lecteurs et je donne des conférences en ligne, ou lorsque la situation le permet, dans des symposiums sur le thème des options.

Depuis Juillet 2019, je suis analyste pour LYNX Broker en Allemagne. J’ai, à l’heure actuelle, publié près de 200 articles dédiés aux options pour mes collègues et mes lecteurs d’outre-Rhin. La « panoplie » d’articles est variée et se concentre sur la mise en pratique d’idées de trading concrètes.

Un partage de connaissances

Je suis très heureux de pouvoir également partager aujourd’hui mes expériences avec mes compatriotes investisseurs français et belges !

Je poursuis dans cette activité également un intérêt personnel : un trader qui partage ses connaissances avec les autres devient lui-même un meilleur trader. Mettre ses pensées sur papier, expliquer ses stratégies, se poser des questions et tenter d’y répondre par soi-même, est un processus qui stimule l’autoréflexion.

Aujourd’hui, la boucle est bouclée : si vous m’écoutez ou me lisez quand je parle de la bourse, comme j’écoutais mes collègues de travail il y a 20 ans de cela, vous pouvez certainement ressentir l’enthousiasme qui jaillit de moi. Et peut-être serez-vous, à votre tour, motivé à vous plonger dans ce sujet passionnant qu’est le trading d’options.

Comment trader les options chez LYNX BROKER

Dans la plateforme de trading professionnelle LYNX BROKER, vous disposez de nombreux outils pour trader vos options de manière professionnelle. Vous pouvez également ajouter des grecques des options. Découvrez comment trader les options chez LYNX BROKER :

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