Vers une reprise des marchés ?

Dans l’immédiat la crise sanitaire laisse peu à peu place à la crise économique à cause de l’inertie engendré par cet arrêt brutal, décidé et administré, qui dura environ un trimestre, de la majorité des activité économiques. En conséquence des récessions sont anticipées en moyenne à -10 % tout autour de la planète. Certains s’en sortent mieux que d’autre. Par exemple, la Suisse, l’Allemagne ainsi que les Etats-Unis annoncent des reculs d’environ -6 % faisant ainsi quasiment deux fois mieux que la France qui affiche à ce jour une anticipation à -11 %. Cependant cela reste toujours inférieur au -14 % prévu par l’Espagne ou par le Royaume-Unis. Il y a donc de grandes disparités dans les prévisions. Cependant, le fait que tous les pays aient été peu ou prou dans la même situation au même moment fait qu’il ne devrait pas y avoir de grands gagnants à court-terme.

Les indicateurs de confiance en hausse

La pandémie, désormais en phase de régression sur la plupart des foyers ouverts à travers le monde, n’a pas donné lieu à ce jour à de véritable seconde vague sérieuse. Ainsi le marché, rassuré par l’asymptote que suggère l’évolution des chiffres des nouveaux cas, achète l’idée d’une possibilité d’un retour à la normale lus rapide que prévu. C’est ce qui se reflète dans nombre d’indicateurs de confiance récents tel que le Zew de ce mois en hausse de plus de 10 points par rapport à la précédente publication et dépassant les attentes. Idem pour les ventes au détail US qui passent désormais nettement en territoire positif à +17 %, doublant les attentes, alors qu’ils étaient précédemment fortement négatifs à -15 %. Même le pétrole revient sur des niveaux de valorisation décents, montrant un frétillement dans le retour de l’appétit du consommateur.

Le déconfinement s’accélère et le retour de la demande dans la plupart des secteurs, même si elle n’est pas encore revenue au niveau antérieur au Covid-19, et prenant en compte le fait qu’il faudra certainement encore au moins un an, voire deux, pour revenir à une situation normale sur l’ensemble des secteurs, est le point d’appui sur lequel les marchés se laissent portés, sondant ce retour de la confiance comme un élément positif.

Evolution des indices principaux

Ainsi après avoir chuté de près de -37 % en Mars l’indice phare des Etats-Unis à désormais repris près de 50 % permettant au Dow-Jones d’afficher 27 500 début Juin. Une recovery très rapide qui permet de nouveau d’imaginer un Dow à 30 000 d’ici le 3 Novembre 2020 comme argument électoral ultime. Ce qui, par effet de bord tire tous les les indices de la plupart des places dans le même sens. Ainsi notre CAC40 est lui-même revenu vers les 5 000 fin-Mai pour dépasser allègrement ce seuil début-Juin, comme nous l’avions anticipé lors de notre précédent webinaire.

Pour la suite le CAC40, toujours dans ce trend de fond haussier, pourrait bien revenir au cours de l’été sur les 5 500 points. Sachant qu’un appui sur le support oblique des 4 800 points pourrait survenir dans les séances à venir, permettant alors une meilleure prise de position longue. Le stop, quant à lui, se situant clairement sous le dernier point bas du 15 Juin et par extension franchement sous le chiffre rond de 4 600. A plus long terme, c’est-à-dire d’ici le 3 Novembre 2020, le CAC pourrait continuer à bénéficier des faveurs des bulls hissant l’indice vers 6 000 voire plus.

Des éléments de finance comportementale

Cette hausse qui semble magique, est à la fois portée par des éléments tangibles de finance comportementale, comme le retour de la confiance, couplé à la peur de manquer la hausse, et par des éléments fondamentaux concrets, tels que les nombreux plans de soutiens et de relances, immédiats et massifs aux US, certes plus tardifs et chétifs en Europe continentale mais toutefois présents, et par exemple encore renforcés au UK cette semaine. La planche à billet tourne donc à plein régime désormais. Les bilans des banques centrales peuvent, en relatif, gonfler en un trimestre d’autant qu’elles l’avaient fait précédemment mais sur toute une décennie.

Le niveau de pression fiscale de la plupart des pays de l’OCDE, et plus particulièrement en France champion du monde de la confiscation, ne permet pas d’avoir de grandes marges de manœuvre pour traiter le sujet de la dette par cette voie hasardeuse pouvant amener à du remous social incontrôlable. La seule issue à long terme reste essentiellement la dette perpétuelle et le retour in fine de l’inflation qui permettra son effacement progressif.

Quant à l’Euro-Dollar la confirmation récente par la FED de sa volonté d’esquiver les taux négatifs sur la rémunération du billet vert dans l’immédiat à engendré un retour de la paire EUR/USD vers 1,12. Provenant de 1,14 environ la zone haute des 1,14 / 1,15 déjà travaillée en résistance début Mars, a donc été une confirmation des nouvelles bornes du terrain de jeu de la paire phare du Forex. Un retour sur ces niveaux nous indiquerait une préparation short. En revanche, un retour sur 1,10 ou moins nous permettrait d’envisager de nouveau un long. Un travail classique en identification de tout bon range, et dont la volatilité, désormais de retour, nous permet d’envisager plus confortablement.

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Benoit Fernandez-Riou

Benoit Fernandez-Riou

Consultant Banque & Finance

Biographie : Benoit Fernandez-Riou, Consultant Banque & Finance, intervient sur les changes pour compte propre. Spécialiste des marchés financiers et expert des devises il intervient régulièrement lors de conférences et de séminaires sur le thème du Forex, de la bourse et du trading. Il est également l’auteur des ouvrages à succès « Introduction au Forex » et « Le Trader privé » aux éditions Lextenso / collection Gualino.

Site : http://benoitfernandezriou.com

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