Le cours Euro Dollar ne parvient toujours pas à se redresser. Les investisseurs et les sociétés se demandent donc quelles sont les prévisions euro dollar pour 2021.

La paire de devises EUR/USD est la paire la plus en vogue au monde. Presque 1/4 de toutes les transactions de devises se font dans cette paire de devises.

Avec un chiffre d’affaires de plus de 5 billions de dollars par jour (y compris les produits dérivés), le marché des devises est le plus grand et le plus liquide marché au monde. Il est bien plus grand que le marché des actions. Consultez également le Top 10 des paires de devises les plus échangées.

Dans le présent article, nous évoquons d’abord les motifs fondamentaux et nous penchons ensuite sur le graphique à l’aide de l’analyse technique. Enfin, je vous décris mes prévisions de l’évolution du cours Euro Dollar en 2021.

Cet article dédié aux prévisions du cours Euro Dollar évoque les sujets suivants :

Cours Euro Dollar prévision

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Pourquoi l’euro a-t-il plongé en 2014 ?

En 2014, la paire EUR/USD dégringolait de 1,39 à 1,034 en moins d’un an. Cette chute impressionnante s’explique par plusieurs faits :

  • Fin 2014, la Fed mettait un terme à son programme d’achat d’actifs « Quantitative Easing » (QE3). La Fed programmait les premières augmentations des taux d’intérêt afin de rendre le dollar plus attrayant.
  • À ce moment-là, la BCE entamait son programme d’achat d’actifs. La BCE s’était lancée dans l’achat de titres adossés à des actifs et des obligations sécurisées. Depuis 2015, la BCE achète également des obligations d’État. En injectant littéralement de l’argent sur le marché, les entreprises bénéficient de coûts d’emprunt moins chers et les taux d’intérêt sont bien moins élevés. À l’époque, les euros avaient littéralement envahi le marché, ce qui a pesé lourdement sur la monnaie européenne. Aujourd’hui encore, les taux d’intérêt sont restés extrêmement bas.
  • L’économie américaine reprenait des couleurs. La croissance économique était relancée et le taux de chômage commençait à baisser. En Europe, le taux de chômage enregistrait son record historique en 2014 à près de 11 %. À l’époque, l’inflation était très faible et la crainte déflationniste avait même refait surface.
  • En Europe du sud, ce sont le Portugal, la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui ont le plus souffert de cette situation. L’incertitude quant à l’euro avait attisé la fuite des capitaux. L’euro était alors échangé contre le dollar qui était plus sûr.

Le point le plus bas

Le point le plus bas provisoire s’est formé début 2017 et se situe aux alentours de 1,034. Mais le cours euro dollar peut-il chuter davantage ? Rien n’est à exclure. Souvenez-vous, en octobre 2000, l’euro tombait à son plus bas à 0,823 dollars… Après avoir abordé les faits marquants de 2014, je vous énumère brièvement les événements survenus sur les marchés financiers qui ont influencé l’évolution du cours euro dollar ces dernières années.

Comment a évolué le cours Euro Dollar ces dernières années ?

2015 -2016

Durant la période 2015-2016, le cours Euro Dollar évoluait principalement à l’horizontale. Fin 2016, des tentatives pour atteindre des niveaux encore plus bas que ceux de 2015 ont échoué. La pression exercée sur le cours fin 2016 a principalement été provoquée par la peur face à une potentielle arrivée au pouvoir de l’extrême droite en Europe qui entraverait le commerce libre et la globalisation.

2017 -2018

Dès 2017 jusqu’à fin février 2018, le cours Euro Dollar a effectué un rallye solide de 1,04 à 1,25. Ce rallye a été provoqué par les bonnes données économiques et les prévisions positives en Europe. Le taux de chômage dans la zone euro atteignait son niveau le plus faible depuis 8 ans à 9,1 %. Contre toute attente, différents partis pro-européens ont également remporté les élections. Les partis traditionnels sont notamment restés au pouvoir aux Pays-Bas et en France. En outre, les inquiétudes d’un potentiel Brexit se sont apaisées. Enfin, les problèmes relatifs à la Grèce et l’Italie ont été relégués au second plan. Cela a permis de calmer les inquiétudes d’une possible disparition de la zone euro.

Durant cette période, la BCE adoptait une politique monétaire plutôt hawkish. Mario Draghi, président de la BCE à l’époque, soulignait que la zone euro était sur la bonne voie et que l’inflation approchait son niveau le plus bas.

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2018 – un dollar solide

Dès le mois d’avril, le cours Euro Dollar entamait une nouvelle baisse. Cette fois-ci, l’euro n’était pas la seule monnaie à reculer. Le dollar était parvenu à gagner du terrain face à quasi toutes les autres monnaies. L’année 2018 fut une année particulièrement pénible pour les marchés émergents qui ont souffert de la position solide du dollar américain. Cette domination du dollar s’explique en grande partie par la guerre commerciale menée par Donald Trump.

Le président américain n’hésite pas à montrer sa vraie nature et à jouer à son propre jeu. Force est de constater que, bien souvent, ce sont les Américains qui ont le dernier mot. Les nouvelles taxes à l’importation ont renforcé le dollar. Paradoxalement, les tensions commerciales sont propices au dollar car, en période d’agitation, les investisseurs ont tendance à se réfugier sur ce marché gigantesque et liquide. Cette hausse du dollar fait exploser l’endettement de certains pays. Ceux-ci auront tendance à acheter encore plus de dollars, entraînant ainsi un effet boule de neige.

Certains pays comme la Chine ont intentionnellement déprécié leur monnaie pour compenser les tarifs. Bien que les discussions entre Washington et Pékin durent depuis des mois, les négociateurs ne parviennent toujours pas à conclure un accord. En revanche, il ne devrait pas y avoir de nouveaux tarifs commerciaux pour l’instant. L’Europe, quant à elle, n’a pas non plus été épargnée. Le président américain a menacé l’Union européenne de lui infliger des nouveaux tarifs douaniers.

2018 – un euro faible

En Europe, différents facteurs ont affaibli la monnaie européenne. Début 2018, le Mouvement 5 étoiles, qui se veut eurosceptique, devenait le plus grand parti politique d’Italie en remportant plus de 30 % des votes lors des élections. Les données économiques de la zone euro étaient décevantes et les prévisions euro dollar n’annonçaient pas un décollement de l’inflation dans l’immédiat.

Le 14 juin 2018, la BCE annonçait la suppression de moitié du programme de rachat en septembre 2018 à hauteur de 15 milliards € par mois pour se terminer définitivement fin décembre 2018. L’euro s’écroulait ensuite de 2 %.

Fin 2018 – forte augmentation des taux d’intérêt américains

En 2018, la Fed resserrait les taux d’intérêt à 4 reprises jusqu’à une fourchette entre 2,25 et 2,5 %. Il s’agissait là d’une différence énorme par rapport aux taux d’intérêt européens et japonais. L’économie américaine tournait à plein régime et le taux de chômage avait baissé à un niveau historiquement bas de 3,8 %. Les taux d’intérêts élevés aux États-Unis avaient permis au dollar de rester un investissement intéressant.

De ce fait, les investisseurs pouvaient placer leur argent en toute sécurité dans le dollar tout en obtenant une belle bonification d’intérêt. Les taux d’intérêt sur une obligation d’État américaine à 10 ans avaient dépassé les 3,25 %. À cause de la forte augmentation des taux d’intérêt, la demande de dollars restait élevée et le cours Euro Dollar poursuivait sa baisse. La situation s’était alors traduite par une importante correction fin 2018 sur les marchés des actions du monde entier. Les obligations relativement sûres constituaient une bonne alternative aux actions plus risquées.

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2019 – changement radical de cap pour la Fed

Après la forte correction des actions fin 2018, les marchés ont été agités par la crainte d’une récession. En 2019, la guerre commerciale qui dure déjà depuis plus d’un an porte préjudice à l’économie mondiale. En effet, différents signaux ont annoncé le fléchissement de l’économie. Différents pays ont dès lors revu leurs prévisions de croissance économique à la baisse. Le FMI prévoyait également un ralentissement de la croissance de l’économie mondiale.

Depuis le début de 2019, la Fed se montrait de plus en plus prudente. En mars, le président de la Fed, Jerome Powell, annonçait que la Fed ne comptait pas augmenter les taux d’intérêt en 2019. Cette annonce avait fait chuter les taux d’intérêt américains à 10 ans jusqu’à près de 2,5 %. Le taux d’intérêt à dix ans est même passé sous celui à deux ans, phénomène connu sous le nom d’inversion de la courbe des taux.

La Fed avait également fait part de sa volonté d’arrêter de réduire son bilan dès le mois de septembre. La Fed réduisait alors son bilan de 50 milliards $ par mois pour passer à 15 milliards $ à partir de mai 2019. Cette diminution avait fait ralentir la baisse de liquidité sur les marchés. Celle-ci allait même être interrompue en septembre. La Fed n’excluait pas d’augmentations des taux d’intérêt en 2020 si les conditions économiques le permettaient.

Mai 2019 – élections européennes

Des zones d’ombres subsistaient quant aux intentions des banques centrales. Le compte rendu de la réunion de la BCE en avril et le rapport de la réunion de la Fed en mars, n’avaient apporté aucune réponse quant à la position concrète de ces deux institutions. La légère amélioration de la situation économique dans la zone euro avait donné un petit coup de pouce à la devise européenne et la perspective d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine avait permis aux devises de la plupart des marchés émergents de souffler. Le cours Euro Dollar restait assez immobile aux alentours de 1,13-1,14.

À l’époque, l’Union européenne et les États-Unis annonçaient des discussions commerciales dans un futur proche. La commissaire européenne Cecilia Malmstrôm avait enfin reçu le feu vert des États membres pour ouvrir les débats. L’UE souhaitait négocier la suppression des barrières commerciales et ainsi mettre fin aux taxes sur les produits industriels. L’objectif ? Augmenter les exportations de l’UE et des USA de
26 milliards €. L’UE espérait un épilogue positif du dossier du Brexit pour renforcer l’union monétaire et par conséquent l’euro.

Fin mai, les européens étaient invités aux urnes. Le résultat : la croissance de l’euroscepticisme et l’arrivée au pouvoir de partis populistes conservateurs dans plusieurs pays. Comme vous l’aurez compris, ce gain de terrain n’était pas en faveur de l’euro.

Juillet 2019 – les banques centrales appuient sur la pédale du frein

À cause d’une inflation décevante et de la peur d’un refroidissement de l’économie, les banques centrales du monde entier ont été contraintes d’appuyer sur le frein. À l’époque, la Réserve fédérale avait totalement supprimé les augmentations des taux d’intérêt et le 31 juillet, elle procédait à la baisse des taux d’intérêt de 25 points de base. En Europe, l’inflation était décevante et les chiffres économiques n’étaient pas bons non plus. Lors de sa dernière réunion, aucune mesure concrète n’avait été prise par la BCE. En revanche, elle avait indiqué son intention d’adopter des mesures de stimulation de l’économie.

Lors d’une conférence de presse, Draghi déclarait que les prévisions euro dollar n’étaient pas réjouissantes. En effet, ce dernier craignait que les conséquences de la guerre commerciale ne se fassent ressentir dans le secteur de l’industrie. Le marché s’attendait à ce que Draghi annonce une baisse des taux d’intérêt juste avant son départ en septembre. Il n’en fut rien à ce moment-là. La BCE annonçait la reprise de ses rachats de dettes publiques et privées. Sans surprise, l’euro repartait à la baisse face au dollar.

Septembre 2019 – Fin du mandat de Draghi au bazooka

Mario Draghi surprenait ses partisans et ses détracteurs lors de sa conférence de presse du 12 septembre 2019. Non seulement, il annonçait la baisse des taux d’intérêt mais aussi la reprise du programme d’achat de titres sur les marchés. Le taux de dépôt baissait de -0,4 % à -0,5 %. La BCE assouplissait les règles à l’égard des banques pour l’emprunt de fonds auprès de celles-ci.

Des opérations ciblées de refinancement de long terme (Targeted Long Term Refinancing Operation (TLTRO)) visant à encourager les banques à l’octroi de crédits aux ménages et aux entreprises étaient lancées, un nouveau programme estimé à 400 milliards €. Peu après cette annonce, le cours Euro Dollar s’échouait à 1.088.

Octobre 2019 – 3ème baisse des taux d’intérêt de la Fed

Le 30 octobre, la Fed baissait ses taux directeurs d’un quart de point. Il s’agissait ici de la 3e baisse de 2019. Selon la Banque centrale américaine, cette baisse était un ajustement de milieu de cycle et non pas un changement structurel de la tendance. Le président de la Fed, Jerome Powell, réaffirmait que la politique monétaire se trouvait au bon niveau pour un prolongement de cette croissance économique.

La Fed annonçait viser le maintien de l’inflation proche de 2 % et se montrait confiante quant à la poursuite de la croissance économique. Aucune modification des taux n’était prévue par la Fed. Les évolutions de la guerre commerciale et du Brexit étaient en effet rassurantes et censées faire du bien à la confiance.

Printemps 2020 – La crise de la COVID-19

Lorsque la crise de la COVID-19 a éclaté, l’euro a d’abord plongé jusqu’à 1,06378 $ en mars 2020. Mais la monnaie unique a ensuite connu une tendance haussière qui l’a conduit à un nouveau sommet (1,23495 $) lors de la première semaine de janvier 2021. Cette hausse de 16,1 % de l’euro par rapport au dollar a été la plus importante enregistrée par la paire de devises depuis 2007. L’euro a bénéficié de la réaction rapide des gouvernements européens face à la propagation du coronavirus. Des programmes de relance massifs ont renforcé l’attrait de la devise.

Analyse technique de la paire EUR/USD

Sur le graphique hebdomadaire, la moyenne mobile est toujours ascendante. Mais le nouveau rallye entamé début avril peine à atteindre les sommets du début de l’année. L’histogramme du MACD est positif, mais sa pente est maintenant descendante : les haussiers s’affaiblissent. On a donc affaire à des signaux mixtes. L’absence d’une divergence baissière entre les prix et le MACD semble plaider en faveur d’une phase de consolidation. La tendance pourrait être latérale durant les semaines à venir.

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Graphique à long terme de l’EUR/USD

Le graphique mensuel de la paire EUR/USD montre lui aussi une tendance haussière qui s’affaiblit. À l’extrême droite du graphique, la moyenne mobile est ascendante. Mais l’histogramme du MACD, bien que positif, manifeste une pente descendante. Une phase de consolidation ou un repli vers la moyenne mobile semble probable. Si les prix se maintiennent ensuite au-dessus de la moyenne mobile, ils devraient retester le sommet de janvier à 1,23495 $. Et s’ils dépassent ce plus haut, ils viseront le niveau de résistance rencontré en février 2018 (1,25557 $). Si, en revanche, les prix franchissent la moyenne mobile vers le bas, on aura sans doute affaire à un renversement s’insérant au sein d’un trading range. Les prix pourraient alors se diriger vers la limite inférieure du range vers 1,05 $.

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