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Le dividende, comment ça marche ? La distribution d’une partie du bénéfice aux actionnaires se fait sous forme de l’octroi d’un dividende. Un dividende peut être distribué sous forme d’espèces ou d’actions. Le bénéfice restant après le paiement du dividende peut éventuellement être réinvesti dans l’entreprise.

Vous êtes curieux de découvrir comment le dividende voit le jour ? Ou encore de savoir sur quoi s’étaye la décision du management qui fait le choix d’octroyer un dividende ? Découvrez sans plus attendre le fonctionnement du dividende qui vous est expliqué en détail dans cet article.

Les sujets abordés dans cet article dédié au fonctionnement du dividende :

  • Le fonctionnement du dividende
  • Les dividendes et le jargon
  • Aspects principaux des dividendes
  • Avantages des dividendes
  • Étude empirique des dividendes
  • Qu’est-ce qui influence le fonctionnement du dividende ?

Dividende : comment ça marche ?

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Le fonctionnement du dividende

Le dividende, comment ça marche ? Lorsque vous confiez votre capital à une entreprise, il est possible que l’entreprise vous rende une partie du bénéfice réalisé. De nombreuses sociétés attribuent périodiquement un dividende aux actionnaires. Certaines entreprises le versent sur base trimestrielle tandis que d’autres le font sur base annuelle. Les sociétés restent bien souvent fidèles à leurs habitudes, ce qui vous permet de savoir à quoi vous attendre avant de devenir actionnaire.

En Belgique, les dividendes sont exonérés d’impôt jusqu’à 640 € par an pour l’exercice 2019 par contribuable. Cette exonération a été instaurée afin d’encourager les citoyens à investir dans des entreprises et ainsi injecter de l’argent dans l’économie. Le montant au-deçà de 640 € est imposé à 30 % en précompte mobilier. Attention, des impôts supplémentaires sont possibles pour les dividendes provenant d’entreprises étrangères.

En France, depuis 2018, les dividendes sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12.8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17.2 % au titre des prélèvements sociaux) sans abattement. Mais l’investisseurs français a également le droit de choisir l’ancienne méthode de taxation, c’est-à-dire soumis à l’impôt sur le revenu après un abattement de 40 % et aux prélèvement sociaux, si cette option est le plus bénéfique pour lui. Dans les deux cas, les dividendes sont soumis aux prélèvement sociaux de 17.2 % et par la suite le taux d’imposition dépend du mode d’imposition choisi. Soit un prélèvement forfaitaire de 12.8 % ou une imposition sur le revenu après l’abattement de 40 %. Ici aussi, des impôts supplémentaires sont possibles pour les dividendes provenant d’entreprises étrangères.

Les dividendes et le jargon

Avant de vous lancer pleinement dans le monde des dividendes, il convient de s’intéresser au jargon utilisé par le monde de la finance lorsqu’il est question de dividendes. Découvrez ci-dessous quelques termes importants du vocabulaire des dividendes.

Fonctionnement du dividende : le vocabulaire à connaître

  • Date de déclaration : il s’agit de la date à laquelle la société annonce le dividende. La société annonce la date de paiement du prochain dividende.
  • Date ex-dividende : il s’agit de la date à laquelle le dividende est détaché. Si votre objectif est de recevoir un dividende, alors vous devez détenir l’action en portefeuille le jour de négociation précédent la date ex-dividende.
  • Date de paiement : il s’agit de la date à laquelle la société prévoit verser le dividende. Le paiement du dividende aux actionnaires qui détiennent l’action avant la date ex-dividende est effectué ce jour-là.
  • Date d’arrêté des positions : il s’agit de la date à laquelle les actionnaires ayant droit au dividende sont identifiés. Comptez généralement de un à deux jours ouvrables entre la date ex-dividende et la date d’arrêté des positions.
  • Dividend yield : le rendement de dividende en français, désigne le rapport entre le dividende brut et le prix par action. Prenez une action qui verse 2 € de dividende brut sur base annuelle. Cette action cote à 20 €. Alors le rendement de dividende s’élève à 10 % (2/20).
  • Plan de réinvestissement des dividendes : il s’agit d’un plan proposé par l’entreprise à ses actionnaires. Ceux-ci ont la possibilité de réinvestir immédiatement le dividende en espèces dans des nouvelles actions. L’avantage est que de la sorte, il ne faut pas payer de taxe boursière ni de commission à un courtier. Ce type de plan est assez populaire aux États-Unis.
  • Ratio de couverture des dividendes : il s’agit du rapport entre le dividende net qui est versé aux actionnaires et le bénéfice. Il vous permet d’évaluer si la politique en matière de dividendes de la société à long terme est tenable ou non.

Les aspects les plus importants des dividendes

Le rendement de dividende

Le rendement de dividende est exprimé en pourcentage. Il s’agit du pourcentage de votre investissement dans l’entreprise. Pour calculer le rendement de dividende, il faut diviser le dividende brut par action par le prix de l’action. Il arrive qu’un investisseur débutant qui se concentre uniquement sur le rendement de dividende tombe dans le piège. La première question à se poser est de savoir pourquoi le rendement de dividende est si élevé. Si le cours de l’action a fortement chuté, alors ceci pourrait bien signifier que les fondamentaux de l’entreprise ne sont pas bons.

D’autre part, il faut se demander si le montant élevé qui est octroyé sous forme de dividende est tenable à long terme. Aussi, les investisseurs adeptes des dividendes sont sensibles au facteur de croissance du dividende. Pour être considérée comme véritable action à dividende, le dividende doit augmenter d’année en année ou au pire des cas, stagner si un mouvement de panique se produit sur le marché.

Cash-flow

Le cash-flow ou le flux de trésorerie d’une entreprise est à surveiller de près par l’investisseur adepte des actions à dividende. Le flux de trésorerie est un indicateur prisé par les investisseurs car il est révélateur de la santé financière d’une entreprise. Certaines ventes déjà portées en compte ne sont pas encore reprises dans le flux de trésorerie car leur transaction financière n’est pas effectuée dans l’immédiat. Si une entreprise présente un cash-flow relativement faible par rapport à son chiffre d’affaires, il convient alors de faire preuve de prudence. Dans tel cas, il faut se demander si ce cash-flow réalisé suffira pour couvrir le paiement du dividende. Une entreprise qui doit emprunter pour maintenir une certaine politique en matière de dividendes n’est pas vraiment une bonne action à dividende. Les revenus opérationnels devraient être largement suffisants pour payer le dividende aux actionnaires.

Le payout ratio

Ce ratio indique la part du résultat net dégagé par l’entreprise qui est reversé aux actionnaires sous forme de dividende. Plus ce ratio est élevé, plus vous pouvez avoir des doutes sur la pérennité du dividende. Ceci signifie qu’une grande partie du bénéfice net est reversé aux actionnaires et que l’entreprise a moins de marge de manœuvre pour augmenter son dividende dans le future. Un payout ratio moins élevé est préférable car il favorise la pérennité de la société et celle du dividende. Si vous hésitez entre plusieurs actions à dividende, alors le payout ratio est un critère important pouvant vous aider à trancher.

Vue à 360 degrés

Lorsque vous investissez dans des actions à dividende pour tirer profit de votre investissement grâce au dividende, il est important de prendre d’autres éléments en compte et de ne pas se limiter au dividende. Quelles sont les marges de croissance de l’entreprise ? Ne vous limitez pas non plus aux blue chips qui, de manière générale, présentent un rendement de dividende moins élevé car leur évaluation est plus élevée dans de nombreux cas. Ici aussi, il convient de peser le pour et le contre car vous n’investissez pas uniquement dans une entreprise pour son dividende, un cours haussier est également générateur de rendement.

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Les avantages de l’investissement dans les dividendes

Les avantages de l’investissement d’actions à dividende sont notamment la possibilité de capitalisation d’une part et le gain de cours d’autre part. Veuillez noter que selon votre régime fiscal, il est possible que ce n’est pas des plus favorables si vous touchez beaucoup de dividendes.

Les actions à dividende versus les autres actions

Si vous regardez l’évolution historique des actions de croissance et celle des actions de valeur, vous constaterez que de les actions de croissance (généralement, ces sociétés n’octroient pas de dividende) enregistrent de meilleures performances que les actions de valeur lorsque le marché se trouve dans une tendance haussière. Et vice versa, les actions de valeur (généralement, ces sociétés octroient un dividende) enregistrent de meilleures performances dans un marché baissier. Un investisseur qui opte pour les actions à dividende traversera les années plus agitées sur les marchés sans trop de stress. En effet, il peut compter sur le fonctionnement du dividende. Le dividende revient chaque trimestre ou chaque année.

Revenu passif

Un investisseur qui choisit d’avoir notamment un revenu passif, aura moins de soucis à se faire lorsque les cours des actions se retrouvent dans une tendance baissière de plusieurs années. En effet, il peut compter sur un revenu passif qui est garanti, du moins s’il a choisi une action à dividende stable.

Les intérêts composés

Si vous décidez de ne pas verser pas la somme touchée sur votre compte bancaire, vous pouvez réinvestir le montant du dividende dans des nouvelles actions à dividende. De la sorte, vous profitez des intérêts composés. Cette option est bien souvent sous-estimée à long terme. À vous de voir si l’inflation (la dépréciation de l’argent) en vaut la chandelle par rapport à ce que vous rapportera ce dividende supplémentaire.

Évolution du dividende

Les premiers dividendes ont été octroyés par des sociétés européennes il y a quelques siècles déjà. Ce n’est que depuis le 17e siècle que les sociétés d’outre-Atlantique ont suivi le pas. Au cours du 16e siècle, les expéditions étaient financées par des investisseurs. À leur retour, tout ce qui avait été trouvé était vendu et chaque investisseur touchait une part en fonction de son financement initial. C’est ainsi que les premières formes de « dividendes » ont vu le jour. À la fin du 17e siècle, le parlement britannique votait une loi sur la régularisation de ces « dividendes ». La loi stipulait par exemple qu’une société ne pouvait jamais octroyer de dividende si la continuité de l’entreprise devait être mise en péril.

La Dutch East India fut une des premières sociétés célèbres à octroyer des dividendes. Initialement, la société reversait 75 % du bénéfice pour ensuite éroder au fil du temps vu que ce niveau était devenu insoutenable.

Le 19e siècle est marqué par le grand nombre de créations d’entreprises pendant la révolution industrielle, telles que des usines et des compagnies ferroviaires. Ces sociétés reversaient assez généreusement des dividendes pour attirer un maximum de capital. Les chemins de fer et l’industrie de l’époque étaient des activités à fort coefficient de capital. La fin de la guerre civile américaine au 19e siècle a fait exploser le nombre de nouvelles entreprises. Celles-ci octroyaient également des dividendes royaux afin d’attirer du capital.

Étude empirique des dividendes

Les dividendes américains

Différentes études ont été menées sur la relation entre le dividende, le rendement de dividende et le prix de l’action. Soulignons ici qu’il s’agit uniquement d’actions américaines. Les chercheurs les plus connus sont Snowden, Jones et Wilson. Entre 1900 et 1920, aucune corrélation n’a été établie entre le prix de l’action et le dividende. La conclusion de l’époque est que le dividende augmente bien plus rapidement que le prix des actions.

D’après une étude menée par Brav et al. (2005) auprès de 384 directeurs, les sociétés attachent de l’importante à un dividende stable et font le nécessaire pour éviter une baisse du dividende. 21 % des personnes interrogées tiennent compte de l’impôt local dans la décision de distribuer des dividendes. En revanche, 40 % de ce groupe indique que l’impôt constitue un élément crucial dans le choix entre la distribution de dividendes et le rachat d’actions. La distribution de valeur exonérée d’impôt aux actionnaires est une méthode assez récente. Pour les investisseurs américains, le dividende semble moins crucial qu’auparavant. La petite quantité d’actions vendues périodiquement par une société qui n’octroie pas de dividende est considérée par l’investisseur américain comme un équivalent au dividende.

Les dividendes européens

Une enquête menée auprès de directeurs européens confirme que les sociétés européennes s’intéressent principalement aux bénéfices pérennes à long terme lors de la décision d’octroyer un dividende. Ce constat confirme la conclusion de l’étude menée par Healy & Palepu. Plus de 67 % des top managers interrogées ont indiqué leur préférence pour un dividende constant d’année en année, 82,8 % ont même répondu vouloir éviter toute baisse du dividende. Un des principaux objectifs poursuivis par les managers européens est le dividende par action, suivi par le rendement du dividende.

Parallèlement au versement de dividendes, il y a le rachat d’actions. D’après une enquête (LaPorta et al) les sociétés européennes sont moins enclines à racheter leurs propres actions comparé aux sociétés américaines.

Qu’est-ce qui influence le fonctionnement du dividende ?

Différentes études ont été réalisées pour identifier les facteurs qui influencent réellement la politique en matière de dividendes d’une société. Le premier fait marquant est qu’il existe une corrélation positive entre la rentabilité d’une entreprise, la taille de celle-ci et l’octroi ou non d’un dividende. Deuxièmement, il existerait une corrélation négative entre le dividende et le rapport cours-valeur comptable. Cet indicateur se calcul en divisant le cours par action par la valeur comptable par action.

Le type de société est également important au fonctionnement du dividende. Selon une étude menée par Gaver, une entreprise de croissance présente un ratio payout moins élevé et un rendement de dividende moins élevé également. Denis et Osobov ont passé au crible la politique en matière de dividendes aux États-Unis, au Royaume Uni, au Canada, en Allemagne, en France et au Japon. Ils sont arrivés à la conclusion que dans ces six pays, les principaux facteurs de la politique en matière de dividendes d’une entreprise étaient la taille, la maturité et la rentabilité. Ils ne sont pas parvenus à trouver une relation solide entre le dividende et le potentiel de croissance de la société.

Selon Grinstein & Michaely, il existe également un lien entre la politique en matière de dividendes et le nombre d’investisseurs institutionnels qui ont investi dans l’entreprise. La présence d’investisseurs institutionnels d’une entreprise est plus importante dans des entreprises qui attribuent des dividendes que la présence de ceux-ci dans des entreprises qui n’attribuent pas de dividende.

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